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mardi 16 novembre 2010

Pas tous les jours...

Mon premier Salon du livre de Montréal arrive!
Sera-ce mon seul? Je travaillerai fort pour que ça ne soit pas le cas, mais d'un coup que, ce serait plate de se manquer!

Je sourirai aux visiteurs au stand du Septentrion (chez Dimédia, #412):


le jeudi 18, de 19h à 20h30;
le vendredi 19, de 13h à 14h30;
le samedi 20, de 18h à 19h;
le dimanche 21, de 13h à 14h.

Venez! Ce serait bien plééésant de vouzyvouère!


Et vous voir fera changement de tous ces gens qui se demandent où peut bien être ce formidââble livre sur les anges...
Au paradis du prémâché, monsieur.

jeudi 13 mai 2010

Pour en finir avec le prix des libraires 2010

Il y a quelques jours, on a connu le titre récipiendaire du prix des libraires. Dany Laferrière et son Énigme du retour ont reçu les honneurs. Amplement mérités.

Mais depuis, plusieurs voix se sont élevées pour décrier ce choix. Chaque jour, je lis et entends des horreurs :
«on doit encourager la relève» (alors que le prix vise AUSSI à récompenser des auteurs établis);
«ce prix doit être différents des autres, ou dans le même ordre d'idées : ce choix est convenu» (bonjour l'indépendance);
«les autres livres sont bons aussi mais souffrent de compétitionner avec celui de Laferrière»;
«ce livre est déjà trop récompensé»;
«pour contester, je ne le lirai pas».
J'ai même entendu un «Mais cet auteur est-il seulement vraiment Québécois?» (sans commentaire)...

Misère.

Eh oui, le Laferrière est fort. Très fort. Excellent même. C'est triste pour les autres titres en lice, mais c'est comme ça.

«Ce livre est déjà trop récompensé. Il faut penser aux autres.»

Mais quel est donc cet argument?

C'est comme dire à un coureur olympique qu'il est trop médaillé.
«Tu sais, tu es arrivé premier à cette course de 400m. Comme tu as gagné le 100m et le 200m, on va donner la médaille d'or au 2e car il n'a pas encore reçu de médaille...»

Remettre un prix littéraire n'est pas faire de la social-démocratie. D'ailleurs, le faire serait enlever de la pertinence, de la justesse et de l'indépendance de jugement au prix littéraire en question.

Dany Laferrière et son Énigme du retour ont remporté plusieurs honneurs cette année, et ils sont tous mérités. C'est triste pour les autres bons - certains excellents, même - titres en lice, mais c'est comme ça.

Et ça n'empêche personne d'aller lire les autres auteurs dont les livres étaient de la compétition (c'est d'ailleurs un peu l'idée que Venise Landry exprime ici) . Depuis le temps que je m'occupe du prix des collégiens à mon cégep, je sais qu'il est parfois très bon de lire tous les titres en lice...

mardi 20 avril 2010

Recrue de mai

Vous connaissez La Recrue?

Voici comment ils présentent leur projet:
«Comme le dit le titre du projet, il y a une Recrue par mois. L'équipe de La Recrue du mois choisit, en collégialité, les livres qui deviennent des Recrues (...) en tentant d'exprimer la diversité des publications sur la scène littéraire québécoise. Tous les 15 du mois, les collaborateurs publient leur commentaire.»

Bref, avec J'écris parce que je chante mal, je suis la recrue de mai!

Disons que mes ongles et moi attendons le 15 mai avec impatience.

mardi 13 avril 2010

Michel Chartrand 1916-2010

Après Falardeau, Chartrand. 2010 est dure avec nous. En cette époque du patron roi, du tout pour soi et des paradis fiscaux réservés aux nantis, malgré ses nombreux travers, sa grande gueule me manquera. Beaucoup.



Merci à Anne Archet pour la citation et la photo.


«Mets un paquet de piasses dans une forêt et ça ne mènera pas la pitoune au bord du chemin. Mets un paquet de piasses dans une mine et ça ne te donnera pas de cuivre. Ce ne sont pas les propriétaires d’entreprises qui coupent les arbres, qui creusent les mines, ce sont les travailleurs. Si ce n’était pas de leurs bras et de leur sueur, on n’aurait rien! Pourtant, on continue à les traiter comme des chiens. On les fait travailler comme des damnés, puis on les renvoie quand on n’en a plus besoin. L’autre jour, à la Fondation pour l’aide aux travailleurs et travailleuses accidentés, on a examiné le cas d’un mineur qui travaille comme un forcené depuis une dizaine d’années. Les maladies qu’il a maintenant, je gage que ça dépend de lui? S’il a mal aux bras, c’est parce qu’il s’est crossé de travers, je suppose? Pis s’il a mal aux poumons, c’est parce qu’il s’est endormi après avoir baisé et qu’il n’a pas pris le temps de se couvrir? C’est écœurant les maladies industrielles, c‘est écœurant! Moi, je suis scandalisé! Je suis humilié de voir que, dans mon pays, il y a encore des gens qui se font massacrer pour ensuite être mis au chômage. C’est une totale aberration! On gueule contre les assistés sociaux, mais qu’est-ce qu’on doit penser des compagnies qui se font financer à coups de millions par le gouvernement? Ce sont eux, les assistés sociaux!»

(Entrevue accordée au Voir en avril 1991.)


Et si au moins il nous avait légué, collectivement, une seule de ses couilles...


jeudi 18 mars 2010

10e anniversaire du Yulblog

Party 10e anniversaire de Yulblog - Vendredi 19 mars 2010

Le 19 mars 2000 se rencontraient pour la première fois quelques blogueurs montréalais. Depuis 10 ans maintenant, à chaque mois, l'expérience se répète.

Lors de ces réunions, de belles rencontres se sont produites, quelques livres ont été lancés, des couples se sont formés.

Demain, les rencontres du Yulblog fêteront leur 10e anniversaire. Ça se passe à compter de 19h à la salle des Brasseurs RJ, au 5585, rue de LaRoche (tout juste au nord du parc Laurier) à Montréal.

Venez faire un tour rencontrer vos blogueurs favoris (et moi!)

À demain!

mardi 16 mars 2010

Bernard Gauthier

Ici, je n'ai pas l'habitude de commenter l'actualité. Mais en écoutant le point de presse du représentant syndical Bernard Gauthier, deux choses me sont venues à l'esprit.

1- Quand je la compare à notre syndicat collégial, l'image des syndicats qu'a dressée Denis Arcand dans Les Invasions barbares (avec Jean-Marc Parent en leader) est caricaturale. Quand je la compare au spectacle qu'a offert ce matin les syndiqués de la FTQ-construction, elle en est un pâle et trop gentil portrait...

2- Avec ses «parler à masque découvert» et ses autres métaphores, Gauthier menace sérieusement le roi Jean Perron (euh... non...., il ne menace personne, il... euh... il parle fort...)

jeudi 25 février 2010

Ce soir!



C'est ce soir qu'a lieu le lancement!

Je vous attends au Nacho libre
913, rue Beaubien est, Montréal.
(tout près de la plaza et du métro)

À tantôt!

mercredi 10 février 2010

Fol Allié

Le roman Fol Allié, de mon ami Patrick Dion, arrive sur les tablettes des librairies (et sur celle de ma bibliothèque) la semaine prochaine. Pour nous mettre l'eau à la bouche, il nous présente aujourd'hui la bande-annonce de son livre. Ça vaut le détour!




Voilà du beau travail artistique et technique.

Après ça, plus d'excuses : la semaine prochaine, courez chez le libraire!

mardi 2 février 2010

J'écris parce que je chante mal, le livre


Mes amis Facebook le savent déjà.
Les lecteurs de ce blogue savent bien que c'est dans l'air depuis quelque temps...

C'est rouge, c'est beau, c'est bon, et ce n'est pas une Smarties...
J'écris parce que je chante mal, le livre, le recueil de nouvelles, sera en librairie (et en version électronique) le 23 février prochain!



Que des nouvelles - et quelques inédits -, des textes que je retravaille depuis plusieurs mois, main dans la main avec mon directeur littéraire, Éric Simard de Septentrion.

Vous pouvez feuilleter les 20 premières pages ici (l'icône du centre sous l'image du livre).

D'ici quelques jours, je vous reviens avec une date et un lieu de lancement.

Je vous tiens au courant, sûr, sûr. J'espère alors avoir la chance de vous voir la bette!



Un merci tout spécial à Steve Spazuk pour la couverture.

mercredi 13 janvier 2010

Haïti

Ce n'était déjà pas la joie tous les jours...
Aujourd'hui, en Haïti, c'est ni plus ni moins l'enfer.
Et plus les heures passent, pire c'est.

Ce qui s'y passe présentement me laisse sans voix, sans mots, abasourdi.

Ici, depuis notre coin paisible du monde, nous ne pouvons faire grand chose mais notre seule compassion n'est pas suffisante.

Mon appel est simple et se doit d'être répété : Donnons.

Donnons à la mesure de nos moyens - qui sont immenses comparés aux leurs.

Donnons à des organismes établis, qui connaissent déjà Haïti et les Haïtiens, pour que notre argent se rende là-bas, qu'il aide le plus de gens possible. J'en fais une liste incomplète ci-bas. Cliquez sur celui de votre choix. Il ne vous reste plus qu'à sortir votre carte de crédit.

Et à mes amis haïtiens, à Marie-Gyslène et à Marie-Denise, entre autres, qui ont de la famille là-bas, je dis courage.











lundi 2 novembre 2009

Nouvelle invitation

Encore une fois, je suis à la dernière minute...

Le mois dernier, je vous invitais à une exposition de photos inspirées par un de mes textes. Voilà qu'ils récidivent ce mois-ci.

Le thème de ce mois : ce texte.

Le vernissage est ce soir (le lundi 2 novembre), 21h.

Bienvenue à toutes et à tous !
Au plaisir de s'y croiser.

Salon Ça décoiffe
4526, Papineau
Montréal
(juste au nord de Mont-Royal)


N.B. L'exposition se poursuit tout le mois de novembre. Si vous passez par là au cours des prochaines semaines, n'hésitez pas à entrer pour jeter un coup d'oeil aux oeuvres.

P.-S. Ce soir, je dois remettre aux photographes un 3e et dernier texte tiré de mon blogue pour l'exposition de décembre. Vous avez des suggestions de textes à me faire, des particulièrement inspirants - photographiquement parlant ? Vous avez jusqu'à 16h pour me faire vos suggestions.

dimanche 4 octobre 2009

Nouvelle en pixels

Il y a quelque temps, un coiffeur du plateau a eu l'idée de meubler les grands murs vides de son joli salon avec une exposition photos. Chaque mois, lui et une dizaine de photographes exposent leurs oeuvres inspirées d'un thème. Ce dernier va de «Jaune» à «Absence» en passant par «Sans abri», et pour le visiteur, le plaisir est de trouver quel est le thème du mois et de voir comment chaque oeil en a fait une oeuvre personnelle souvent surprenante. Les photographes sont supposément amateurs, mais à voir la qualité des oeuvres exposées, on en doute. Je me retiens d'en acheter une chaque fois que je vais m'y faire couper les tifs.

Ce mois-ci, le thème est... une de mes nouvelles ! Incroyable !
Je ne sais même pas laquelle. J'aurai la surprise ce soir, au vernissage.

Ça va être gênant d'être peigné tout croche !

L'exposition se poursuit tout le mois d'octobre.

Salon Ça décoiffe
4526, Papineau
Montréal
(juste au nord de Mont-Royal)

Vernissage ce soir, le dimanche 4 octobre, 21h.

samedi 26 septembre 2009

Falardeau


La première fois que je l'ai rencontré, je ne l'ai même pas vu. Je n'entendais que ses mots sans vernis interpréter ce qu'une camera nerveuse montrait sur Le Temps des bouffons. C'était à la fin des années 80. Sur la cassette, il y avait cette note :

C'est ce que j'ai fait. J'en ai encore une copie ici. Mais vous n'en avez plus besoin. La courte vidéo est au bas de cette page-là. Ça fesse encore.

Note: J'ai copié telle quelle la note de la cassette vidéo, avec les fautes du site de Falardeau). Je crois qu'elles étaient sur la cassette il y a 20 ans.

Ensuite, j'ai vu le premier Elvis Gratton. Comme pour le reste de son oeuvre, comme pour le reste du bonhomme, les gens n'y ont vu que l'arbre qui cache la forêt.

Pour plusieurs, Falardeau était un indépendantiste vulgaire qui aurait mérité un cours de mise en marché. Pour moi, il a été un défenseur universel des petits peuples qui se font manger par les grands, un résistant dans la plus pure définition du terme. Il était aussi brut, râpeux, dépourvu de fard, souvent enragé, parfois découragé de se faire poser les mêmes questions, de se faire balancer les mêmes accusations par des gens incapables de saisir les idées entre les tabarnaks du désespoir.

Je l'ai croisé des dizaines de fois sur la rue, et malgré l'envie, je ne suis jamais allé lui parler (je suis con de même), lui dire ce qu'il avait réveillé chez moi, lui dire que j'avais amené une amie finlandaise qui ne parlait pas français voir son film « 15 février 1839 » en version sous-titrée anglais, lui dire que cette amie y avait pleuré et qu'elle m'avait dit, à la sortie, qu'elle comprenait maintenant les raisons du mouvement indépendantiste québécois. Lui dire enfin que si son message avait passé avec une Finlandaise et avec moi, on ne devait pas être les seuls.

Je n'ai pas toujours été en accord avec tout, mais il ne le demandait pas; il aimait trop la discussion pour ça.

Falardeau. À ce pays où tout le monde se tait pour ne pas faire de chicane, à ce pays où encore souvent l'on fonctionne dans la langue d'un autre «d'un coup» que l'un de nos collègues n'est pas francophone, à ce pays qui a tout pour l'être mais qui se le refuse de peur de trébucher, tu manqueras. En tabarnak.

vendredi 25 septembre 2009

Putain !


Elle a écrit Putain, Folle et À Ciel ouvert, et venait de terminer l'écriture de Paradis clef en main, livre à paraitre bientôt. On ne pourra pas dire qu'elle ne nous avait pas prévenus...

On se souviendra du souffle de sa plume. Sa vie, elle, en aura manqué.

On perd Nelly Arcan. Mais mes pensées vont à ceux qui perdent Isabelle Fortier.

Adieu !

vendredi 17 juillet 2009

Au pas de la Lune

Il y a 40 ans, trois hommes partaient vers la Lune dans le but d'y poser le pied, ce qu'ils feront 4 jours plus tard. Si cela constitue un voyage de fou aujourd'hui alors que nos navettes explosent encore au décollage, imaginez ce que ce devait être avec les moyens techniques de l'époque. Pour le plaisir, allez lire ici quelques anecdotes sur ce voyage hors du commun.

En partant, les trois astronautes, Edwin Aldrin, Neil Armstrong et Michael Collins, savaient que ce voyage relevait de l'exploit mythique et qu'ils avaient une chance sur deux de revenir sur terre vivants. Mais leur récompense sera énorme : ils fouleront le sol lunaire et ils seront les premiers humains à le faire (après Tintin)!

J'ai écrit «ils», mais je voulais parler d'Aldrin et d'Armstrong. Collins, en sa qualité de pilote du module de commande, est resté en orbite lunaire, seul pendant plus de 20 heures dans l'attente de ses deux collègues partis prendre une marche de santé.

Pour cette même raison, même l'histoire le laisse en périphérie. On parle d'Armstrong et de «Buzz» Aldrin, mais qui peut identifier correctement le troisième membre de cette mission ?

Collins a risqué sa vie autant que les 2 autres astronautes, mais au pas de la porte d'entrée, sa mission a exigé qu'il attende dehors. Imaginez la frustration. Je ne peux croire qu'encore aujourd'hui, quand il est seul le soir, il n'a pas parfois un petit serrement de dents en y repensant.

Collins m'a toujours fasciné. Pas pour ces qualités de pilote ou d'astronaute, mais pour tout ce que je ne saurai jamais de lui, pour les réflexions qu'il a dû avoir, pour les sentiments qu'il a dû traverser. Comment se sentait-il quand il regardait la lune depuis son hublot ? À quoi pensait-il, seul dans son module survolant la face cachée de la Lune alors que les 2 êtres humains les plus proches de lui étaient à plus de 3000 kilomètres de l'autre côté de cette boule grise et inhospitalière (faisant de lui l'homme le plus isolé de l'humanité) ? A-t-il seulement soupiré quand ses coéquipiers, revenant de leur promenade lunaire, lui ont raconté leur périple, des étoiles plein les yeux ?

Lundi, alors que tout le monde se remémorera «le petit pas» d'Armstrong et les bonds d'Aldrin, ayez une pensée pour Collins. Je soupçonne qu'aujourd'hui encore, il soit l'homme le plus solitaire de l'humanité, en orbite de la postérité.

samedi 13 juin 2009

Red Wings, champions de la coupe Stanley 2008-2009 (ou une des milliers de faces cachées de la société de consommation)

Bien que j'y participe rarement, j'aime bien les joutes sportives pour ce qu'elles ont de rassembleur. Ces moments où des humains se surpassent pour des futilités (pousser un morceau de caoutchouc derrière une ligne à l'aide d'un morceau de bois par exemple) permettent à une foule de personnes d'assouvir leur appétit grégaire et belliqueux en criant bêtement des ritournelles accrocheuses à trois notes.

Hier, c'était la finale de la coupe Stanley. Une vraie joute dont on n'a connu le vainqueur qu'à la toute dernière minute, littéralement. Quand la fin du match fut annoncée, la place fut envahie de casquettes et de chandails aux couleurs des gagnants. Pas seulement pour les joueurs mais aussi pour les spectateurs. Chaque fois, ça provoque un malaise chez moi : comme il est impossible de connaître l'identité du vainqueur et que tout le bataclan sort des boîtes dans la seconde suivant la sirène, les marchands doivent donc se préparer à toute éventualité, ce qui signifie imprimer des casquettes, des chandails et dieu-sait-quoi à l'effigie des deux équipes.

Que se font-ils avec la moitié du stock soudainement invendable ?

J'aimerais beaucoup croire qu'il y a quelque part sur la planète une tribu qui a pour garde-robe des vêtements qui relatent le contraire de l'histoire des finales du sport professionnel, mais je ne suis pas naïf.

vendredi 15 mai 2009

Ça me va comme à Gand

Par le passé, j'ai été plusieurs années végétarien. Lacto-ovo, pour les initiés: pas de bœuf, pas de poulet, pas de poisson. Je trichais tout de même un peu en mangeant du fromage fait à l'aide de présure animale (que j'étais fou!) Cette façon de manger n'était pas tant par goût que par convictions écologiques.

Depuis, je suis tranquillement revenu à la viande mais encore aujourd'hui, je n'achète pratiquement jamais de viande rouge, si ce n'est que dans les restos français où j'ai de la difficulté à résister à l'appel de la bavette à l'échalote.

Mes années de végétarisme (et non de végétation!) m'ont ouvert à de nouvelles cuisines, à de nouveaux ingrédients. J'y ai entre autres découvert l'existence du seitan, que le tofu pouvait être très bon s'il était bien apprêté, et j'ai été initié à de la bouffe indienne entièrement végé (Un délice! Petite plogue: Pushap. À l'époque, il n'y avait qu'un Pushap à Montréal et mes cheveux blonds roux ne passaient pas inaperçus auprès des habitués de la place...)

Tout ça pour dire qu'encore aujourd'hui, ce qui motive mes élans végétariens - plus modestes - est l'environnement. J'ai toujours dit que si tout le monde cessait de manger de la viande ne serait-ce qu'une fois par semaine, la planète ne s'en porterait que mieux et l'effet d'entrainement - ainsi que l'ouverture à d'autres mets et d'autres ingrédients - aidant, plusieurs passeraient d'un jour par semaine à deux, puis trois... L'humain resterait un omnivore, mais un omnivore responsable. Un jour sur sept, pour les amateurs de statistiques, c'est près de 15% de moins de cochons tués, de bœufs qui pètent, d'odeur de purin à supporter...

Et voilà que Gand ouvre la voie!

Quand Montréal, voire le Québec tout entier fera-t-il la même chose?

Comme dirait un ami qui habite maintenant la Belgique: parfois, la vie est belge!

mardi 21 avril 2009

Les Misérables

On parle partout de l'interprétation de Susan Boyle ces temps-ci. Vous avez probablement vu la vidéo sur Youtube. Sinon, allez la voir ICI, je vous attends.




Alors? Ça vous met la larme à l'œil, non? Son interprétation de la chanson «I Dreamed a Dream» des Misérables vaut le détour, hein? Le vilain petit canard qui devient un cygne?
Pourtant…

Sur le coup, c'est ce que j'ai cru aussi. Puis, j'ai relevé la garde.

Au-delà de ce public qui crie et applaudit à tout rompre sans réellement écouter Susan Boyle (quelqu'un peut me foutre dehors cette culture criarde et insupportable?), quelque chose en moi grimaçait. Et ça se déroule avant que madame Boyle ne chante.

Tout le monde (du moins c'est ce que laisse entendre la caméra), nous compris, se moque de cette femme. Parce qu'elle ne rencontre pas les critères de beauté de notre société, qu'elle semble avoir le double de son âge et qu'elle nous aparaît légèrement abrutie et peu dégourdie, imbue d'une assurance démesurée et ingénue.

Il y a quelques semaines, on discutait des enfants souffre-douleur dans nos écoles, de leurs insoutenables bourreaux, de l'exemple que ces derniers tirent d'on ne sait où. Et voilà cette vidéo. Une femme qui chante Les Misérables devant une salle comble de bourreaux, avec des caméras de bourreaux, regardée par des millions de bourreaux. Comme métaphore, on ne peut mieux!

Bien qu'elle remportera probablement le premier prix à Britain's Got Talent, Susan Boyle ne mérite pas de gagner; elle a chanté comme des centaines de jeunes femmes en sont capables. C'est plutôt nous qui méritons de perdre. Nous et nos préjugés préhistoriques. Nous et notre petit rire moqueur. Nous et notre soudain intérêt pour cette dame qu'on a depuis toujours rejetée.

La prochaine fois qu'elle montera sur scène, j'espère qu'elle nous crachera au visage.

Depuis le temps qu'on le mérite.

samedi 14 mars 2009

La nuit, il mentait


Il a fait la cour à des murènes, il a fait l'amour, il a fait le mort...
(adaptation de La nuit je mens)

Il fallait bien qu'un jour, il le fasse pour vrai.

Ciao Bashung!